Le cru et le cuit

Recettes, impressions et vagabondages culinaires

20 juin 2007

Le 4x4 non polluant d'Eliflo

En ce moment, je fais tout vite, vite, mais pour ce qui est de répondre à la demande d’Anne Papilles, j’ai mis le temps… justement parce que j’en manque, de temps et qu’il faudrait l’arrêter pour répondre posément à des questions aussi sérieuses. Parce que pour moi, c’est du sérieux, les livres. Je suis du genre à aller y chercher toutes sortes de choses, des idées, du lyrique, du pratique, de la fantaisie, une ouverture sur l’ailleurs et plein d’autres choses encore, alors forcément, faire le tri, quatre par quatre, c’est pas évident. C’est donc la réponse du moment que je donne ici, mais pas une hiérarchie définitive, ni même complètement stable parce que si j’ai mes fidélités, la liste est ouverte en permanence. Et si j’évoque essentiellement la littérature, c’est un choix bien restrictif. Pourquoi pas des livres de photographie, de peinture, de sociologie ou d’anthropologie ?

Et puisque l'ambiance sera plutôt anglo-saxonne, quelques photos d'Ecosse parsèmeront mon billet, à commencer par le manoir de Loch Rannoch, au nord d'Edimbourg, qui pourrait constituer le cadre idéal d'un roman d'Agatha Christie.

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Les quatre livres de mon enfance

Je commence déjà à tricher et au lieu de donner 4 livres, je vais donner indifféremment des livres ou des auteurs. Petite fille, j’ai vite découvert le plaisir de vivre mille vies à travers celles des héros et héroïnes des livres que j’empruntais à la bibliothèque de quartier, une toute petite bibliothèque paroissiale où on trouvait des ouvrages sages et plutôt bien pensants. A 7-10 ans, le lisais les livres d’Enyd Blyton : le club des cinq ou le clan des sept, qui convenaient bien à mon côté garçonne toujours prête à jouer, courir, grimper, pédaler, nager, ramer… A 11 ans, je suis tombée amoureuse et me suis gavée pendant plusieurs mois de livres à l’eau de rose (Delly…) que je trouvais dans la dite bibliothèque. A 13 ans, j’ai lu ce que je considérais alors comme mon premier « vrai » livre, Rebecca, de Daphné du Maurier. Impossible de décrocher. Il m’a même valu une claque de ma prof d’anglais, une grande bonne sœur athlétique furieuse de découvrir que je poursuivais ma lecture en cours derrière le dos d’une de mes camarades. Mais j’ai oublié de parler de Tintin, de Barbarella, d’Alice…

CIMG0038 Les vaches itinérantes à Edimbourg

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore

Proust. Obligée. C’est tellement dense, il y a tellement de choses dans ces pages qu’on peut y revenir sans se lasser, en prendre juste un fragment, l’abandonner et le reprendre.

John Mac Gaherne, un auteur irlandais récemment décédé. Ses livres sont pour moi des chefs d’œuvre, en particulier La caserne, mais aussi Le pornographe, Entre toutes les femmes

Dans un autre style, Jennifer Johnston, une auteure irlandaise contemporaine que j’aime beaucoup, dont le style, très sobre, doit au fait qu’elle écrit aussi pour le théâtre. Ses histoires parfois décalées, son écriture elliptique pleine de poésie me plaisent définitivement. Les titres qui me reviennent en mémoire : La femme qui court, L’illusionniste mais il y en a plein d’autres, dont j’ai oublié le titre, même si j’ai gardé en mémoire la trame des récits et les ambiances.

Et pour les jours où il faut d’urgence se faire plaisir, la délicieuse Jane Austen d’Orgueil et préjugés ou de Northanger Abbey.

CIMG0087 Le pont d'Inverness

Les quatre que je ne rachèterai ou n’emprunterai plus

Des auteurs qui ne me plaisent guère, il y en a plein, mais si le livre me tombe des mains ou me déplaît carrément, je n’y reviens pas. Du coup, je sèche.

Les quatre derniers mots d’un de mes livres préférés

« … disparais pour toujours reparaître »

Ce sont les derniers vers d’un recueil de poèmes de Paul Eluard, Capitale de la douleur, suivi de l’amour, la poésie.

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Les quatre premiers de ma liste à relire

Façons de dire, façons de faire. La laveuse, la couturière, la cuisinière, d’Yvonne Verdier. Un très beau livre d’ethnologie de la France qui retrace la vie des femmes d’un village de l’est de la France, Minot, juste au moment où les campagnes françaises amorçaient leur modernisation.

Nœuds et dénouements, d’Annie Proulx. Un récit plein d’humour qui se déroule à Terre-Neuve et qui réconcilie avec l’humanité. Dans le registre des livres de Barbara Kingsolver. Dans la même jolie collection Rivages, par association d’idées, les irrésistibles campus novels de David Lodge. Le premier, Un tout petit monde, m’a engagé à lire la série. Dans une veine proche, les livres d’Allsion Lurie sont également pleins d’un humour décalé sans être jamais malveillant.

Je reviens aussi toujours aux polars historiques (Peter Tremayne, Paul Harding, Anne Perry etc…) ou d’armchairs detectives à la Agatha Christie. Le sang pas méchant, l’histoire sans peine, rien de tel pour déposer les ennuis quotidiens avant de s’endormir ou pour quelques moments volés.

Mais quatre, c’est rien. Je voudrais parler aussi de Paul Auster, de Thomas Hardy, de Christopher Isherwood, ou de l’Henry James des Ailes de la colombe ou bien encore d’Annie Ernaux, en particulier, La place et Les armoires vides. En même temps, on ne peut pas citer toute une bibliothèque. Je ne parle pas de la mienne, j’emprunte pas mal. Question de place et de plaisir de farfouiller dans les rayonnages…

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Les quatre lecteurs et lectrices dont j’aimerais connaître les quatre

J’ai mis tellement de temps à répondre que tout le monde a peut-être déjà répondu à ce questionnaire mais si ce n’est pas le cas et seulement si ça vous chante, j’aimerais connaître les multiples de quatre d’Hélène (Chez Becky et Liz), de Dorian (Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça), Céline (Le palais des délices) et Lilo (Cuisine campagne).

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Posté par Eliflo à 09:39 - Propos et digressions - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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