Le cru et le cuit

Recettes, impressions et vagabondages culinaires

21 mars 2007

Chaud-froid de griottes à l'amaretto glace à la pistache

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L'intitulé de ce dessert est un peu ronflant mais il est simple à réaliser et seules les finitions sont à réaliser au dernier moment. Le résultat est très agréable.

Voici la recette que j'utilise pour la glace à la pistache; elle est inspirée de Faites vos glaces et votre confiserie comme Lenôtre, un peu adaptée à mes goûts et ingrédients.

Ingrédients pour environ 1 litre de glace :

  • ½ litre de lait entier frais

  • 150g de sucre semoule (c’est-à-dire moins que ce que propose Lenôtre)

  • 6 jaunes d’œufs

  • ¼ de litre de crème fraîche

  • 1 petite cuillerée à soupe de pâte de pistache

  • 60g de pistaches (non salées, cela va sans dire)

    1. Torréfier les pistaches à la poêle et les passer au mixer, sans les réduire en poudre.

    2. Porter le lait à ébullition et y faire fondre la pâte de pistache.

    3. Fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre (celui-ci doit être versé progressivement, sous peine de cuire les jaunes) jusqu’à blanchiment.

    4. Verser le lait sur les jaunes en fouettant, d’abord doucement, puis plus rapidement quand le premier stade du mélange est satisfaisant.

    5. Faire cuire cette crème anglaise, sans la faire bouillir. On dit généralement de la cuire à feu très doux, mais il est possible de le faire à feu moyen, au moins au démarrage, si l’on est très attentif. Il faut tourner sans cesse le mélange avec une spatule en bois (plutôt une plate, qui permet de racler le fond, qu’une ronde). En quelques minutes, le mélange commence à prendre de la consistance. La mousse qui recouvrait la crème disparaît progressivement ; quand toute trace de mousse a disparu, la crème est à point : elle nappe la spatule et si l’on y trace un sillon avec le doigt, il reste visible. Ce truc est très efficace et je n’ai jamais raté la crème anglaise depuis que je le connais. Si vous craignez néanmoins de faire tourner la crème, utilisez un thermomètre et arrêtez la cuisson à 83-85°.

    6. Incorporer la crème fraîche, ce qui arrête immédiatement la cuisson.

Plutôt qu’une crème fleurette fraîche, j’utilise une crème biologique UHT, biologique pour éviter les ajouts communs dans les produits stérilisés, mais UHT quand même car il m’est arrivé d’avoir une glace –à la vanille, mais je pense que c’est pareil pour tous les parfums) légèrement granuleuse en utilisant une crème fleurette fraîche et comme je ne souhaite pas utiliser de stabilisateur, j’ai opté pour cette solution.

    1. Passer la crème au chinois, ce qui permet de faire disparaître les éventuels germes des jaunes d’œufs et les quelques grumeaux qui auraient pu se former au fond de la casserole du fait de la méthode de cuisson (rapide) de la crème anglaise.

    2. Turbiner la glace en sorbetière et ajouter les pistaches 5mn avant la fin du turbinage.

    3. Mettre en bac, étiqueter et congeler.

L'élément froid du dessert est prêt. Même l'élément chaud peut être réalisé à l'avance. Pour six personnes, faire fondre 60g de sucre dans une poêle, y verser 600g de griottes (1 sachet de griottes surgelée Picard, pour ce qui me concerne). Laisser les griottes rendre leur eau pendant quelques minutes. Si vous ne parvenez pas à faire réduire suffisamment ce jus, ôtez les griottes et poussez le feu à fond.

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Arrosez d'un verre d'amaretto et faire encore un peu réduire jusqu'à obtenir un jus sirupeux. Remettez-y les griottes. Si vous souhaitez renforcer le goût d'alcool, vous pouvez flamber 1 ou 2 cuillerées à soupe de cognac sur l'ensemble. Ce mélange peut être réchauffé à la dernière minute.

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Composez alors les coupes: faites des boules dans la glace assouplie au réfrigérateur 30 mn auparavant; répartissez les griottes et leur sauce autour de ces boules. Servez avec des amaretti et des tuiles aux amandes. J'aime particulièrement la recette d'amaretti de Cakes in the city.

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02 janvier 2007

Vacherin vanille-framboise

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Voici le dessert que j’avais préparé pour le réveillon de la Saint Sylvestre. Même si la présentation est un peu impressionnante, il n’est pas difficile à faire, mais réclame un peu de patience et d’organisation car il se réalise en plusieurs étapes : la confection de la glace et du sorbet, celle des meringues, celle de la chantilly et le montage du vacherin, puis son décor. Rien de tout cela n’est difficile. Le vacherin que j’ai fait était prévu pour huit personnes ; en fait il aurait pu convenir pour 10, voire 12.

La même recette, inspirée pour l’essentiel de mon increvable « Faites vos glaces et votre confiserie comme Lenôtre (1978), peut se faire aux fraises, surtout en saison. Bien sûr la framboise fraîche, c’est aussi beaucoup mieux, mais si on n’a pas de jardin, compte tenu du prix du produit frais, c’est de la folie. Ici, j’ai opté pour Mr Picard.

Avant d’aborder le détail des différentes étapes de la recette, voici un bref récapitulatif des différents éléments de la recette, dont les quantités sont faciles à adapter selon le nombre des convives :

  • 1 fond de meringue française de 20cmx2cm de haut

  • 8 coques de meringue française de 5 cmx2cm

  • ½ à 2/3l de glace à la vanille

  • ½ à 2/3l de sorbet à la framboise

  • chantilly faite avec 1/4l de crème fleurette

  • 4 dl de coulis de framboise

1ère étape

Faire une glace à la vanille en partant de la base suivante (j’en ai utilisé les 2/3 environ):

Ingrédients pour environ 1 litre de glace :

  • ½ litre de lait entier frais

  • 150g de sucre semoule 6 jaunes d’œufs

  • ¼ de litre de crème fraîche

  • 1 gousse de vanille

    1. Porter le lait à ébullition et y mettre à infuser la gousse de vanille coupée en deux.

    2. Fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre (celui-ci doit être versé progressivement, sous peine de cuire les jaunes) jusqu’à blanchiment.

    3. Verser le lait sur les jaunes en fouettant, d’abord doucement, puis plus rapidement quand le premier stade du mélange est satisfaisant.

    4. Faire cuire cette crème anglaise, sans la faire bouillir. On dit généralement de la cuire à feu très doux, mais il est possible de le faire à feu moyen, au moins au démarrage, si l’on est très attentif. Il faut tourner sans cesse le mélange avec une spatule en bois (plutôt une plate, qui permet de racler le fond, qu’une ronde). En quelques minutes, le mélange commence à prendre de la consistance. La mousse qui recouvrait la crème disparaît progressivement ; quand toute trace de mousse a disparu, la crème est à point : elle nappe la spatule et si l’on y trace un sillon avec le doigt, il reste visible. Ce truc est très efficace et je n’ai jamais raté la crème anglaise depuis que je le connais. Si vous craignez néanmoins de faire tourner la crème, utilisez un thermomètre et arrêtez la cuisson à 83-85°.

    5. Incorporer la crème fraîche, ce qui arrête immédiatement la cuisson.

    6. Passer la crème au chinois, ce qui permet de faire disparaître les éventuels germes des jaunes d’œufs et les quelques grumeaux qui auraient pu se former au fond de la casserole du fait de la méthode de cuisson (rapide) de la crème anglaise. Gratter les deux moitiés de gousse de vanille pour récupérer les grains de vanille restants.

    7. Turbiner la glace en sorbetière, 30 à 35 mn dans ma sorbetière.

    8. Mettre en bac, étiqueter et congeler

2ème étape

Faire un sorbet à la framboise en partant de la base suivante.

Pour un litre de sorbet à la framboise :

  • 1 kilo de framboises fraîches ou surgelées

  • 1 jus d’orange

  • 1 jus de citron

  • du sirop de sucre de canne ou du sirop maison. Il suffit d’amener à ébullition la même quantité de sucre et d’eau et de laisser refroidir. Calculer la quantité de sucre nécessaire en fonction de ce que l’on estime être nécessaire pour la confection de son sorbet mais ne l’incorporer que progressivement et goûter jusqu’au résultat que l’on trouve satisfaisant.

    1. Décongeler les framboises et les passer au tamis pour éliminer les petites graines. On peut passer préalablement au mixer mais ça n’avance pas beaucoup car il n’élimine pas les graines et ça augmente encore la vaisselle. Pour ma part, je le fais dans une sorte de grande passoire à fils métalliques et je tourne avec ma cuillère en bois, jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus de chair de framboises.

    2. Détendre cette purée avec un jus de citron et un jus d’orange (facultatif) et ajouter le sirop au goût.

    3. Turbiner et mettre en bac.

3è étape

Faire la meringue en suivant la recette suivante.

Pour un fond de 20 cm et 8 coques :

  • 3 blancs d’œuf

  • 90g de sucre glace

  • 90g de sucre semoule

    1. Chauffer le four à 150° (th 3-4)

    2. Monter les blancs en neige très ferme, en les meringuant à mi-parcours avec 2 cuillerées à soupe de sucre semoule.

    3. Pour mélanger le reste de sucre aux blancs montés, plonger la spatule verticalement dans la masse, et la soulever délicatement. De l’autre main, tourner le récipient d’un quart de tour à chaque fois. En procédant ainsi, on évite d’abîmer les blancs

    4. Mettre ces blancs dans la poche à douille de  2cm, et les dresser d’une part en spirale dans un cercle de 18 cm dessiné légèrement au crayon gris sur la feuille de cuisson au crayon et les dresser, d’autre part en 8 coques de 5 cm de long. Comme je ne suis pas une experte de la poche à douille ni du montage de gâteaux, que je ne fais que pour les repas festifs, j’oublie un peu les détails d’une fois sur l’autre. On verra plus loin, que mon gâteau était un peu trop grand, mes coques, trop hautes et trop peu nombreuses, mais qu’en les coupant en deux, j’ai obtenu un résultat finalement honorable.

    5. Cuire au four à 150° pendant 50 à 60 mn sur papier cuisson. Baisser le four si ça colore trop vite et laisser plus longtemps. Il s’agit pour l’essentiel de faire sécher le mélange. Le dessus et dessous doivent être secs et se décoller facilement du papier cuisson. Les pièces les plus petites cuisent plus rapidement que les grosses. Il faut donc surveiller et adapter ces temps de cuisson à la taille des pièces concernées, mais c’est un jeu d’enfants, car comme le four est doux, ce n’est pas une question de secondes ni même de minutes. Il faut espacer les pièces, qui gonflent à la cuisson.

Le résultat est excellent, une couche fine et craquante à l’extérieur, un intérieur moelleux.

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4è étape

Le montage du vacherin

En principe, on pose le fond de meringue sur un cercle à entremets. Comme je n’en ai pas, j’ai recouvert un morceau d’un des innombrables calendriers cartonnés de cette période de l’année d’une feuille de papier alu et j’y ai posé la meringue. J’ai ensuite fait entrer ce fond de meringue dans mon cercle à pâtisserie, ajusté au diamètre qui me semblait convenir (légèrement inférieur à mon fond, qui ne dessinait pas un cercle parfait). Si on n’a pas de cercle, on peut aussi le faire avec un cercle de carton confectionné pour l’occasion et recouvert de papier alu ou film. J’ai posé le cercle sur la meringue, appuyé, et découpé les petits restes périphériques.

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J’ai ensuite étalé 2/3 de litre de glace à la vanille bien souple sur ce fond et mis l’ensemble au congélateur pour une heure.

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1 heure plus tard, j’ai étalé 2/3 de sorbet à la framboise sur la glace vanille et bien lissé le tout. J’ai remis au congélateur 2h1/2.

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J’ai réfrigéré le plat de service puis ai procédé au démoulage des glaces. Pour ce faire, il suffit de déplacer l’appareil du carton au plat de service, puis de passer une éponge très chaude sur le tour du cercle. Il faut s’y prendre à deux ou trois reprises car tout est très froid. On peut appuyer légèrement sur le dessus pour faciliter le démoulage mais là ça n’a pas été nécessaire.CIMG0367

5è étape

Il ne reste plus qu’à décorer le vacherin. Si on n’est pas organisé et que l’on n’a pas fait la chantilly, que les meringues ne paraissent pas adaptées, que l’on a peur que ça fonde, pas de panique, on remet les glaces au congélateur et on avise. C’est bien sûr ce qui m’est arrivé.

Faire une chantilly au batteur électrique avec ¼ de l de crème fleurette bien froide. Je la sucre avec un sachet de sucre vanillé. C’est peu sucré. On peut ajouter aussi selon les goûts une ou deux cuillerées de sucre glace. Mettre une ou deux cuillerées de chantilly de côté et installer le reste dans une poche à douille ; j’avais choisi ici une douille cannelée.

Coller les coques de meringue sur le tout du vacherin avec un peu de crème Chantilly, en adaptant leur longueur à la hauteur de la glace. Et en laissant un petit espace entre chaque. Peu importe que le bas soit droit ou arrondi mais le haut doit être arrondi. Comme vacherin était grand et de hauteur moyenne, je n’avais pas assez de meringues et elles étaient beaucoup trop longues. Je les ai coupées en deux.

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Décorer le vacherin avec la crème chantilly. A ce stade, il peut être à nouveau mis au congélateur jusqu’au moment de servir.

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A la dernière minute, garnir avec les framboises (correctement dégelées le cas échéant) et servir avec un peu de coulis, confectionné tout simplement avec de la purée de fruits additionnée de sirop de sucre de canne ou de sucre en poudre.

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Glace à la vanille

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La classique des classiques des crèmes glacées ; la base retenue est à nouveau celle de Gaston Lenôtre dans « Faites vos glaces et votre confiserie comme Lenôtre, avec comme seule modification la diminution de la proportion de sucre.

Ingrédients pour environ 1 litre de glace :

  • ½ litre de lait entier frais

  • 150g de sucre semoule 6 jaunes d’œufs

  • ¼ de litre de crème fraîche

  • 1 gousse de vanille

    1. Porter le lait à ébullition et y mettre à infuser la gousse de vanille coupée en deux.

    2. Fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre (celui-ci doit être versé progressivement, sous peine de cuire les jaunes) jusqu’à blanchiment.

    3. Verser le lait sur les jaunes en fouettant, d’abord doucement, puis plus rapidement quand le premier stade du mélange est satisfaisant.

    4. Faire cuire cette crème anglaise, sans la faire bouillir. On dit généralement de la cuire à feu très doux, mais il est possible de le faire à feu moyen, au moins au démarrage, si l’on est très attentif. Il faut tourner sans cesse le mélange avec une spatule en bois (plutôt une plate, qui permet de racler le fond, qu’une ronde). En quelques minutes, le mélange commence à prendre de la consistance. La mousse qui recouvrait la crème disparaît progressivement ; quand toute trace de mousse a disparu, la crème est à point : elle nappe la spatule et si l’on y trace un sillon avec le doigt, il reste visible. Ce truc est très efficace et je n’ai jamais raté la crème anglaise depuis que je le connais. Si vous craignez néanmoins de faire tourner la crème, utilisez un thermomètre et arrêtez la cuisson à 83-85°.

    5. Incorporer la crème fraîche, ce qui arrête immédiatement la cuisson.

Plutôt qu’une crème fleurette fraîche, j’utilise une crème biologique UHT, biologique pour éviter les ajouts communs dans les produits stérilisés, mais UHT quand même car il m’est arrivé d’avoir une glace –à la vanille, mais je pense que c’est pareil pour tous les parfums) légèrement granuleuse en utilisant une crème fleurette fraîche et comme je ne souhaite pas utiliser de stabilisateur, j’ai opté pour cette solution.

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    1. Passer la crème au chinois, ce qui permet de faire disparaître les éventuels germes des jaunes d’œufs et les quelques grumeaux qui auraient pu se former au fond de la casserole du fait de la méthode de cuisson (rapide) de la crème anglaise. Gratter les deux moitiés de gousse de vanille pour récupérer les grains de vanille restants.

    2. Turbiner la glace en sorbetière, 30 à 35 mn dans ma sorbetière.

    3. Mettre en bac, étiqueter et congeler.

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Au moment de la mise en bac, la glace est très souple et demande à durcir encore un peu au congélateur avant d’être consommée. Par contre, une fois qu’elle a passé quelque temps au congélateur, elle est beaucoup plus dure que les glaces du commerce (grande distribution), qui contiennent généralement divers émulsifiants et surtout auxquelles on additionne je crois une grande quantité d’air. Par contre le résultat est très comparable à une glace de glacier. Il faut donc laisser la glace s’assouplir, par exemple au réfrigérateur le temps du repas, ou encore 10mn à l’air libre, et pour les gourmands pressés de satisfaire une petite pulsion gourmande, on peut même, sacrilège ! –mais ça marche-, passer sa portion de glace quelques secondes au micro-ondes.

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Sorbet à la framboise

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Les sorbets maison ont l’incomparable avantage de pouvoir être sucrés comme on l’entend, pour ce qui me concerne beaucoup moins que les sorbets du commerce. Je trouve que 100 à 150g de sucre pour un kilo de fruits, c’est suffisant, sauf bien sûr pour le sorbet au citron. Les sorbets maison se composent donc pour l’essentiel de purée de fruits passée au tamis et d’un peu de sirop de sucre ; l’addition d’un jus d’agrumes, citron et/ou orange permet de détendre un peu la préparation et, paraît-il, d’exalter la saveur du fruit. J’aime bien, mais ce n’est pas absolument indispensable. Certains font leur sorbet avec seulement de la purée de fruits et du sucre en poudre et c’est aussi très bon.

Pour ma part, je préfère la solution sirop, également simplissime.

Pour le sirop, deux solutions : faire du sirop à 28° baumé, comme le préconise Gaston Lenôtre dans Faites vos glaces et votre confiserie comme Lenôtre. Il suffit d’amener à ébullition la même quantité de sucre et d’eau et de laisser refroidir. Calculer la quantité de sucre nécessaire en fonction de ce que l’on estime être nécessaire pour la confection de son sorbet mais ne l’incorporer que progressivement et goûter jusqu’au résultat que l’on trouve satisfaisant. La deuxième solution, encore plus simple, est d’utiliser du sirop de canne tout fait et de l’ajouter au jugé à la préparation en se conformant à ses goûts personnels.

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Pour un litre de sorbet à la framboise :

  • 1 kilo de framboises fraîches ou surgelées

  • 1 jus d’orange

  • 1 jus de citron

  • du sirop de sucre de canne ou du sirop maison fait comme expliqué ci-dessus

    1. Décongeler les framboises et les passer au tamis pour éliminer les petites graines. On peut passer préalablement au mixer mais ça n’avance pas beaucoup car il n’élimine pas les graines et ça augmente encore la vaisselle. Pour ma part, je le fais dans une sorte de grande passoire à fils métalliques et je tourne avec ma cuillère en bois, jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus de chair de framboises.

    2. Détendre cette purée avec un jus de citron et un jus d’orange (facultatif) et ajouter le sirop au goût.

    3. Turbiner et mettre en bac.

Le résultat est excellent, lisse et très parfumé.

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28 décembre 2006

Bûche glacée aux marrons glacés

Voici une recette de saison, tout à fait adaptée pour clôturer les agapes des réveillons de Noël et du premier de l'an. Déclinée en simple crème glacée, elle est bonne en toutes saisons.

Avant même de faire la crème glacée, il faut songer au moule qui permettra de lui donner la forme adaptée. Il existe des gouttières spéciales pour cet usage. Quant à moi, j'ai confectionné un moule qui fait très bien l'affaire.

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Il s'agit d'une boîte de whisky que j'ai coupée en deux en gardant le fond et le couvercle. J'ai entouré les bords de chatterton. Le couvercle de la boîte indique la provenance du dit whisky, la distellerie de Bowmore, sur l'île d'Islay, en Ecosse. Si vous avez l'occasion de vous y rendre, ne manquez pas la visite, très bien faite. Voici quelques photos du lieu, où je suis allée cet été.

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Il faudra un peu de ce whisky pour faire macérer les morceaux de marrons glacés.

Ingrédients pour environ 1 litre de glace :

  • ½ litre de lait entier frais

  • 50g de sucre semoule
  • 6 jaunes d’œufs
  • environ 200g de crème de marrons (en fait j'ai mis 2 petits tubes rigolos du modèle qui suit, soit moins de 170g mais je n'aime pas que le goût de crème de marrons soit trop prédominant

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  • ¼ de litre de crème fraîche

  • 150g de brisures de marrons glacés que l'on met à macérer dans 2 cuillerées à soupe de whisky

    1. Porter le lait à ébullition et y faire fondre la crème de marrons.

    2. Fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à blanchiment.

    3. Verser le lait sur les jaunes en fouettant, d’abord doucement, puis plus rapidement quand le premier stade du mélange est satisfaisant.

    4. Faire cuire cette crème anglaise, sans la faire bouillir. On dit généralement de la cuire à feu très doux, mais il est possible de le faire à feu moyen, au moins au démarrage, si l’on est très attentif. Il faut tourner sans cesse le mélange avec une spatule en bois (plutôt une plate, qui permet de racler le fond, qu’une ronde). En quelques minutes, le mélange commence à prendre de la consistance. La mousse qui recouvrait la crème disparaît progressivement ; quand toute trace de mousse a disparu, la crème est à point : elle nappe la spatule et si l’on y trace un sillon avec le doigt, il reste visible. Ce truc est très efficace et je n’ai jamais raté la crème anglaise depuis que je le connais. Si vous craignez néanmoins de faire tourner la crème, utilisez un thermomètre et arrêtez la cuisson à 83-85°.

    5. Incorporer la crème fraîche, ce qui arrête immédiatement la cuisson.

Plutôt qu’une crème fleurette fraîche, j’utilise une crème biologique UHT, biologique pour éviter les ajouts communs dans les produits stérilisés, mais UHT quand même car il m’est arrivé d’avoir une glace –à la vanille, mais je pense que c’est pareil pour tous les parfums) légèrement granuleuse en utilisant une crème fleurette fraîche et comme je ne souhaite pas utiliser de stabilisateur, j’ai opté pour cette solution.

    1. Passer la crème au chinois, ce qui permet de faire disparaître les éventuels germes des jaunes d’œufs et les quelques grumeaux qui auraient pu se former au fond de la casserole du fait de la méthode de cuisson (rapide) de la crème anglaise.

    2. Turbiner la glace en sorbetière et ajouter les brisures de marrons glacés 5mn avant la fin du turbinage.
    3. Si vous souhaitez en faire une bûche, la mouler dans une gouttière adéquate, ou comme moi dans un moule de fortune. Je l'ai tapissé de film étirable, ai versé la glace de dedans, l'ai recouverte de film, et pour donner à la bûche une forme plus régulière, j'ai installé deux élastiques autour. La voici avant l'installation des élastiques.

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10. Pour la démouler, tremper le fond du moule quelques instants dans l'eau chaude.    Faire un   décor  à la fourchette et décorer avec quelques marrons. Servir avec une sauce chocolat. Voici le résultat final.

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12 décembre 2006

Glace à la pistache

J’ai toujours aimé les glaces à la pistache, mais je ne pensais pas possible de les faire soi-même. J’avais bien une recette, dans le vieux livre signé Lenôtre que voici…glaces_len_tre

Un bon classique, pour les glaces, sorbets et desserts glacés, mais aussi les chocolats, florentins, pâtes de fruits et autres nougatine et caramels maison. Les coins écornés témoignent du fait qu'il a beaucoup servi. Il doit bien exister des versions plus contemporaines -celui-ci date de 1978- mais si vous en trouvez-un chez le bouquiniste pour quelques euros, n'hésitez pas, vous pourrez toujours mettre les recettes au goût du jour avec un peu d'imagination.

Mais revenons à la recette de glace à la pistache de Lenôtre. Elle me paraissait intimidante et je m’étais résignée à n’en consommer que l’été, quand on se laisse tenter par les invraisemblables étalages du glacier.

Cependant la foule de récits rapportant sur les blogs les tribulations des acheteuses de pâte de pistache a fait une émule supplémentaire et me voici moi aussi à la tête d’un kilo de pâte de pistache acheté chez G.Detou la dernière fois  que je suis allée à Paris. Plus d’excuse pour éluder la glace à la pistache. Une première tentative à base de lait concentré ne m’a pas convaincue. Je reviens donc à une recette classique à base de crème anglaise enrichie de crème fleurette, parfumée à la pâte de pistache et additionnée de pistaches torréfiées. Le résultat est très bon, très typé aussi. J’ai mis une bonne cuillerée à soupe de pâte de pistache, la prochaine fois, je diminuerai un peu la dose et me contenterai d’une cuillerée à soupe peu remplie.

Ingrédients pour environ 1 litre de glace :

  • ½ litre de lait entier frais

  • 150g de sucre semoule (c’est-à-dire moins que ce que propose Lenôtre)

  • 6 jaunes d’œufs

  • ¼ de litre de crème fraîche

  • 1 petite cuillerée à soupe de pâte de pistache

  • 60g de pistaches (non salées, cela va sans dire)

    1. Torréfier les pistaches à la poêle et les passer au mixer, sans les réduire en poudre.

    2. Porter le lait à ébullition et y faire fondre la pâte de pistache.

    3. Fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre (celui-ci doit être versé progressivement, sous peine de cuire les jaunes) jusqu’à blanchiment.

    4. Verser le lait sur les jaunes en fouettant, d’abord doucement, puis plus rapidement quand le premier stade du mélange est satisfaisant.

    5. Faire cuire cette crème anglaise, sans la faire bouillir. On dit généralement de la cuire à feu très doux, mais il est possible de le faire à feu moyen, au moins au démarrage, si l’on est très attentif. Il faut tourner sans cesse le mélange avec une spatule en bois (plutôt une plate, qui permet de racler le fond, qu’une ronde). En quelques minutes, le mélange commence à prendre de la consistance. La mousse qui recouvrait la crème disparaît progressivement ; quand toute trace de mousse a disparu, la crème est à point : elle nappe la spatule et si l’on y trace un sillon avec le doigt, il reste visible. Ce truc est très efficace et je n’ai jamais raté la crème anglaise depuis que je le connais. Si vous craignez néanmoins de faire tourner la crème, utilisez un thermomètre et arrêtez la cuisson à 83-85°.

    6. Incorporer la crème fraîche, ce qui arrête immédiatement la cuisson.

Plutôt qu’une crème fleurette fraîche, j’utilise une crème biologique UHT, biologique pour éviter les ajouts communs dans les produits stérilisés, mais UHT quand même car il m’est arrivé d’avoir une glace –à la vanille, mais je pense que c’est pareil pour tous les parfums) légèrement granuleuse en utilisant une crème fleurette fraîche et comme je ne souhaite pas utiliser de stabilisateur, j’ai opté pour cette solution.

    1. Passer la crème au chinois, ce qui permet de faire disparaître les éventuels germes des jaunes d’œufs et les quelques grumeaux qui auraient pu se former au fond de la casserole du fait de la méthode de cuisson (rapide) de la crème anglaise.

    2. Turbiner la glace en sorbetière et ajouter les pistaches 5mn avant la fin du turbinage.

    3. Mettre en bac, étiqueter et congelersorbeti_re_bis

Voici le produit final, dans son bac, prêt à partir pour le congélateur.

Et en boules, car tout de même, la photo précédente n’est guère appétissante.

Pour un dessert plus raffiné ou festif, je m’inspire des verrines pistaches-griottes de Mercotte pour suggérer une compote de griottes, voire une poêlée de griottes au marasquin pour un effet chaud-froid. La pistache se marie également bien avec les fraises ou avec le chocolat. Différentes coupes glacées sont donc imaginables.

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Posté par Eliflo à 23:49 - Glaces et sorbets - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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