12 novembre 2007
Mon bric-à-brac culinaire. Inventaire à la Prévert pour Tambouille
Il y a quelque temps, les deux complices du blog Tambouille ont proposé un jeu dont le concept m'a amusée autant que séduite. Il s'agissait, le lundi 12 novembre de publier sur nos blogs un inventaire des cinq ustensiles les plus incongrus, les plus précieux, les plus inutiles, les plus exotiques ou les plus moches qui soient en notre possession. Il fallait choisir soit un objet de chacune des cinq catégories, soit cinq objets rentrant dans une seule de ces rubriques. A la lecture de leur billet, une liste de quelques objets rentrant sans problème dans ces catégories m'est venue à l'esprit et je me suis inscrite illico pour la première formule. Mais hier, au moment de faire les photos destinées à ce billet, consternation! Si j'avais bien de l'incongru et de l'inutile à profusion -je suis connue chez moi pour être amatrice de gadgets culinaires à quatre sous et ce jeu semblait donc fait pour moi-; si j'avais même un peu de moche, si, si... je me demandais bien ce que j'allais pouvoir mettre dans la catégorie exotique. Mon wok électrique n'y entrait manifestement pas. Ah si, ma fille cadette m'avait rapporté une paire de baguettes en inox de Corée du Sud! Joli, mais pas très drôle ni même très dépaysant. Quant au précieux, j'avais bien ma précieuse sorbetière, mais elle ne l'est qu'à mes yeux, précieuse. Point de couverts en argent ou d'assiette en vermeil. Que de l'usuel, du fonctionnel, du qui me plaît et de l'incongru mais rien de sophistiqué ni d'alambiqué. Jetez plutôt un oeil dans un de mes tiroirs.
Puisqu'il s'agit d'un jeu amusant, j'ai donc décidé m'affranchir un peu des règles et de donner une définition personnelle des objets incongrus. C'est pour moi une catégorie transversale qui englobe à la fois l'objet incongru pur et celui dont l'utilité douteuse dès le départ -bien que l'on ait voulu se persuader du contraire en l'achetant- conduit aussi à le classer parmi les incongrus.
L'incongru pur, c'est le genre de gadget que l'on trouve par exemple dans les petits magazines de vente de gadgets culinaires par correspondance et dont la description nous faire rire. C'est par exemple cette pelle à poisson déployable que quelqu'un (je ne dirai pas qui) m'a offert et qui sert à retourner la bête pour mieux la faire cuire.
Eh bien riez si vous voulez, cet ustensile m'a servi vendredi. La preuve! D'accord, on ne voit pas grand chose sur la photo qui suit, mais c'est bien lui.
Le deuxième objet de ma liste, je crois bien que je l'ai acheté moi-même. C'est un écailleur à poisson avec tiroir à écailles incorporé. Je devais penser ainsi pouvoir éviter de voir les écailles sauter partout et m'épargner la corvée du nettoyage.
La bonne idée, comme toujours, c'est de faire travailler l'imagination du futur acquéreur, parce que pour ce qui est de l'efficacité, ce n'est pas vraiment ça. La rangée de dents en plastique dur peine à entamer une couche d'écailles serrées. C'était beau, pourtant, ce tiroir à capot!
Le troisième objet est un duo de faux jumeaux. Ce sont des presse-ail que j'ai achetés pensant encore m'épargner une autre mini-corvée, celle de déloger les résidus d'ail dans les trous de mon presse-ail de toujours. De l'art des triples emplois.
Une photo en gros plan de l'indétrônable avant de passer à la physionomie de ceux qui ne sont pas parvenus à l'égaler.
Le premier -encore un achat par correspondance que j'ai eu la flemme de retourner!- était présenté comme astucieusement conçu de telle sorte que ses picots viennent naturellement déloger les résidus, une fois le travail accompli. Jugez plutôt.
En réalité, impossible de presser la moindre gousse d'ail avec un instrument en plastique qui plie dès que l'on appuie un peu vigoureusement dessus, fidèle à la devise du roseau: "Je plie, mais ne romps pas".
Du coup, j'ai acheté le suivant dans un supermarché, pensant qu'un objet métallique viendrait à bout de ces vicissitudes. Un seul problème: il ne remplit pas bien sa fonction première. Je suis donc revenue à mes premières amours, sans pour autant jeter des instruments par ailleurs en bon état.
Je vous laisse deviner à quoi sert mon quatrième. Regardez bien. C'est écrit sur l'étiquette.
Le seul problème, c'est que je n'ai jamais compris exactement comment ça marche. Pareil avec mon cinquième. Encore un duo. Celui-là je l'ai acheté sur un marché un jour de vacances. J'adore regarder les démonstrations faites par des bateleurs aux mains rapides et au verbe haut. Je sais que le premier sert à faire des juliennes et un des embouts du second à tourner des légumes en rosace, mais comment ça marche exactement? Mystère.
Ces deux-là sont bien propres. On voit qu'ils sont récents. Pas comme l'étiquette du pèse-sirop, qui doit bien avoir dans les 25 ans. On ne se refait pas.
06 novembre 2007
Pain d'épices à l'écorce d'orange confite
Le pain d'épices fait partie de ces recettes que j'ai essayées à plusieurs reprises sans être jamais pleinement satisfaite. Il faut dire qu'à titre personnel, je n'en raffole pas, mais ce n'est pas le cas de plusieurs personnes de mon entourage... et puis je ne demande pas mieux qu'à être convertie. Aussi quand l'autre jour en me promenant sur le site de Ségolène, que j'aime beaucoup, autant pour ses articles informatifs, que pour la cuisine simple et savoureuse qui y est proposée, je suis tombée sur LA recette de pain d'épices, je me suis dit que j'allais faire un nouvel essai. Je m'en suis tenue aux proportions proposées, mais ai introduit quelques petites variations pour les ingrédients: farine complète, mélange d'épices tout prêt, écorces d'oranges confites. Le résultat est très bon, tendre et d'excellente conservation. Il m'a permis de mettre en oeuvre le miel offert par mes amis de Keramperchec, qui se reconnaitront s'ils lisent ce billet. Encore merci pour tous vos cadeaux gourmands.
250g de farine (complète pour moi)
125g de sucre semoule (ou de sucre roux voire brun, variantes à tester)
1 cuillerée à café de bicarbonate de soude
2 cuillerées à café de mélange d'épices pour pain d'épices
50g d'écorces d'oranges confites
1 verre (2dl) de lait bouillant
75 g de beurre fondu chaud
150g de miel bouillant
1 oeuf
1. Préchauffez le four th. 5-6 (150 à 175°).
2. Dans un saladier, mélangez la farine, le sucre, le bicarbonate de soude et les épices.
3. Faites chauffer séparément le lait et le miel et fondre le beurre.
4. Faites un puits au centre de votre mélange sec et ajoutez progressivement le lait, puis le miel, puis le beurre fondu. Ajoutez enfin l'oeuf. Bien mélanger et battre la pâte jusqu'à ce qu'elle soit homogène. Ajoutez les dés d'écorces d'oranges confites.
5. Beurrez un moule à cake et chemisez-le de papier sulfurisé ou optez pour un moule en silicone (ce que j'ai fait et le démoulage a été instantané). Versez la pâte dans le moule.
6. Enfournez le gâteau pour 45 mn à 1 heure selon les fours. Pour vérifier le degré de cuisson, enfoncez une lame de couteau dans le gâteau, elle doit ressortir propre.
7. Démoulez dès la sortie du four et roulez le pain d'épices encore tiède dans du papier aluminium.
Quelques précisions concernant la température et la durée de cuisson. Mon four me paraît toujours fort et rapide. De fait, pour cette recette, le pain d'épices était cuit au bout de 45 mn, th.5. Pour en avoir le coeur net, j'ai testé le petit thermomètre de four acheté quelques euros. D'accord c'est moins chic qu'une thermosonde mais il pourrait figurer dans le bric-à-brac des objets culinaires bizarres, précieux ou loufoques de Tambouille. Après vérification, à th.5, la température était de 175°. La prochaine fois, j'essaierai la même recette dans des petits moules individuels à financiers. 15 mn de cuisson devraient suffire.


















