07 mars 2007
Si j'étais... un petit calmar aux pignons
Si j’étais… un petit calmar aux pignons,
je ne serais pas ravi de passer à la casserole, mais tant qu’à être cuit, je ne me sentirais pas mécontent d’être bien traité. Cette recette, haute en saveurs et en couleurs, suit les réponses au questionnaire que m’a passé Christiane, voici un bon moment déjà. Travail, quand tu nous tiens…
Si j’étais… un légume, je serais probablement une tomate, ronde, rouge et sentant encore la feuille. Mais je rêverais parfois, allez savoir pourquoi, de ressembler à une asperge ou à un haricot vert.
Si j’étais… un fruit, peut-être serais une poire !... Non, je plaisante. En réalité, je préfèrerais être une nectarine à la chair blanche et à la peau rouge tachetée de doré, légèrement tavelée, un peu mate à force d’être gorgée de soleil.
Si j’étais… une épice, je serais un mélange, pour embrasser large, curry, ras-el-hanout ou quatre-épices. Mais c’est de la triche, alors je m’autorise encore l’indémodable vanille pour le dessert.
Si j’étais… une herbe, je crois bien que je serais de la coriandre. Je ne me lasse pas de ce persil oriental tellement parfumé.
Si j’étais… un dessert, je figurerais avec mes copains dans un chariot, sur lequel il y aurait de la tarte tatin et d’autres tartes aux fruits, différentes sortes de glaces, un gâteau au chocolat, un filet de sauce au caramel et un autre de sauce à la vanille et peut-être une aérienne tuile à l’orange.
Si j’étais… un bonbon, alors là, pas de doute, je serais un caramel. Petite fille, je rêvais devant les bacs remplis de caramels au lait, à la vanille, au rhum, à la noisette vendus au poids à Monoprix. Le cellophane qui les enveloppait laissait voir leurs couleurs blondes. J’aime encore ces tons de bois et d’automne. Ma sœur, quant à elle, était folle de carambars. Aujourd’hui, ceux que je préfère sont les toffees anglais, qui résistent un peu sous la dent. Je les aime nature, mais les mint toffees (lait et menthe) et les liquorice toffes (à la réglisse) ne sont pas non plus pour me déplaire.
Si j’étais… un chocolat, je voudrais pouvoir dire un fin chocolat noir de chocolatier, avec un soupçon de praliné et des éclats de nougatine, mais ce qui me ressemble encore plus, c’est la tablette de 200g de chocolat aux amandes caramélisées.
Si j’étais… une confiture, je serais de la Dundee marmelade et on me dégusterait sur un toast en buvant une tasse de thé.
Si j’étais… une cuisine, je serais un peu multiculturelle, avec un fond bien de chez nous.
Si j’étais… un couvert, je serais une petite cuiller, pour le petit geste désinvolte par lequel ma sœur et moi lui faisons terminer son parcours une fois sortie de notre bouche.
Si j’étais… une boisson alcoolisée, je serais un Sauternes, rond et long en bouche, aux parfums complexes, à la magnifique robe ambrée. Au diable l’avarice !
Si j’étais… une boisson non alcoolisée, je serais une eau de source toute fraîche.
Si j’étais… propriétaire d’un restaurant… J’y ai déjà pensé, autrefois, dans ces moments où on pense changer de métier et de vie, mais il faut croire que je ne le souhaitais pas assez fort. Plus jeune encore, à une époque où ce n’était pas aussi répandu, j’avais pensé à une librairie/salon de thé, afin de combiner les plaisirs de la lecture, de la gourmandise et de la discussion.
Je passe ce questionnaire à Anaïk, Patrick, Gracianne et Patricia, s’il-elles souhaitent y répondre et ne l’ont pas déjà fait (voici plusieurs jours que je n’ai pas eu le temps de parcourir la blogosphère).
Quant aux petits calmars aux pignons, ils sont d’autant plus savoureux qu’ils sont petits, comme l’indique le titre de cette recette, inspirée d’un de mes vieux Carnets de cuisine, le n° 19, Les fruits de mer en 99 manières. En l’occurrence, je n’en ai pas trouvé et ai adapté la recette à des calmars de taille moyenne. Il suffit de goûter et d’adapter le temps de cuisson. Les tout petits calmars sont délicieux mais un peu longs à nettoyer. Les moyens sont également très bons, mais ils devront être coupés en lanières ou en dés et cuire un peu plus longtemps.
La recette (presque) originelle
1 kg de tout petits calmars
500g de tomates mûres (ou, en hiver, 1 boîte de tomates pelées)
1 oignon
1 gousse d’ail
3 cuillerées à soupe de vin blanc sec
50g de pignons
50g d’olives noires
1 cuillerée à soupe de persil plat ciselé (ou de basilic, plus parfumé)
Huile d’olive, sel, poivre
1. Peler, épépiner et concasser les tomates. Eplucher l’oignon et le couper en petits dés.
2. Séparer la tête des corps des calmars en tirant sur la tête. Jeter l’intérieur et la poche à encre. Couper les tentacules au ras des yeux et les réserver. Retirer le petit os transparent (la plume). Si les calmars sont de taille moyenne, enlever la peau qui les recouvre et détacher les nageoires en forme de triangle. Inutile de s’inquiéter, il n’y a aucune technicité dans ces gestes préparatoires. On voit très bien ce qu’il y a à faire. Laver le tout soigneusement, égoutter, et si on a affaire à des sujets de taille moyenne, détailler la chaire en cubes ou en lanières et couper les tentacules en quelques morceaux.
Les voici prêts à être découpés
3. Faire chauffer un peu d’huile d’olive et faire revenir l’oignon sans prendre couleur, puis ajouter l’ail, faire revenir quelques instants, verser le vin et faire évaporer.
4. Ajouter alors les calmars et les faire rendre leur eau, qui peut être plus ou moins abondante selon les cas, une dizaine de minutes environ.
5. Ajouter alors les tomates égouttées, les olives, les pignons et le persil haché. Faire cuire encore 10mn. Si les calmars sont de taille moyenne, ajouter les tomates, et laisser cuire 10 à 15 mn, voire 20, vérifier que le calmar s’attendrit, et n’ajouter olives et pignons que 10 mn avant la fin de la cuisson. Si vous préférez le basilic au persil, ne l’ajouter qu’au dernier moment pour en préserver le parfum.
Pour le calmar présenté sur les photos, il a fallu environ 40 mn de cuisson.
Le voici prêt à être mangé, en deux versions, une aux pignons, comme le veut la recette...
... Et une seconde version où les pignons ont été remplacés par des pistaches, quand je me suis aperçue que je n'avais plus de pignons. Je trouve la photo jolie, c'est pourquoi je n'ai pas résisté au désir de l'insérer, mais au goût, j'aime moins.
Commentaires
J'avoue que l'association calamars et pignons me ravit.
Et moi si j'étais affamé je viendrais en courant chez toi et je resterais devant la porte jusqu'à ce que tu me fasses goûter ce plat !!!
Je partage le gout de Dorian pour les calmars, a toutes les sauces - cru j'ai un peu de mal- et j'aime tes reponses d'epicurienne.
J'oserai pas le faire moi-même, mais sans être affamée, je vais trépigner au pas de ta porte, pour que tu me fasses goûter !
Jolies réponses, elles sont très bien tournées et paraissent sincères! Je te remercie beaucoup de me le transmettre, depuis que je le vois sur quelques blogs, en fait, il m'inspire moyennement, cela viendra peut-être au fil du temps, mais pas tout de suite, moi aussi le boulot m'a rattrapé! Par contre, je me sens immédiatement très inspiré par cette association pignons-calamar, j'ai déjà quelques idées qui me trottent!
Merci Eliflo d'avoir pris le relai, j'adore tes réponses... et ta recette de calamars est exellente! Ils peuvent être fiers les calamars d'être passés à la casserole chez toi! J'aurais bien goûté ton assiette!!!
Qu'est-ce que c'est la dundee marmelade ? Tu n'en fais pas des fois, pour voir...
Oh là là ce qu'ils ont l'air bon ces calamars!!!!
moi les calamars je les aime de multiples façons, ton plat est bien appétissant.
Miammmm, cette recette me plaît beaucoup
Je raffole des calmars; il va falloir que j'essaie avec des pignons, c'est une association qui me tente.
C'est vraiment très bon la Dundee marmelade, j'en rajoute une petite cuillère dans les plats mijotés. J'adore les calamars et cette recette m'interpelle fortement.
J'aurais bien partagé la recette avec toi.
Les calamars sont une pure merveille à condition de ne pas trop les cuire
merci de ta visite sur mon blog si récemment ouvert, celà me permet de visiter le tien et la recette des calamars je retiens !
à bientôt !
Oignons, tomates, calamars, ça sent l'été qui vient! Et ta recette est de bon augure!
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