04 décembre 2006
Vichyssoise en deux versions
Quel joli nom pour la plus simple des soupes de poireaux-pomme de terre! Je l'inscris notamment pour mes filles, qui la mangent depuis toujours.
La première version est la version light, celle que j'ai apprise de ma belle-mère et que nous consommons habituellement.
Il faut eplucher, laver soigneusement et émincer 4 poireaux de taille moyenne et l'équivalent en volume de pommes de terre. Réunir dans la cocotte-minute avec 1l à 1l 1/2 d'eau, 1 bouillon cube, sel, poivre. faire cuire 20 à 30mn à partir du chuchotement de la soupape. Faire baisser la pression et mixer.
La seconde est une version enrichie, que je tiens de mes chers vieux carnets de cuisine, le n° 6, consacré aux potages, soupes et consommés. Les recettes sont rédigées par Marianne Comolli, dont j'aimais déjà la production il y a 25 ans, et qui n'a pas démérité depuis.
Pour 4 personnes. Préparation 15mn. Cuisson 45mn
- 4 gros poireaux
- 400g de pommes de terre farineuses
- 1l de bouillon de volaille
- 1/4 de litre de lait
- 250g de crème fraîche
- 2 c.à soupe de ciboulette ciselées
- sel, poivre
Procéder comme ci-dessus, et ajouter le lait et la crème. Chauffer, assaisonner et additionner de ciboulette. cette seconde version peut se consommer froide.
03 décembre 2006
Tarte aux champignons des bois
Après la pluie incessante, le vent et le ciel plombé d'hier, les coins de ciel bleu d'aujourd'hui invitaient à la promenade. Bonne idée, car nous en sommes revenus avec une jolie récolte de pieds de mouton.
Le nom scientifique du pied de mouton est hydne sinué. Mon livre de référence ne lui attribue que deux fourchettes (contre trois pour les espèces réputées les meilleures) mais moi, je l'aime beaucoup, bien plus que la coulemelle (ou lépiote élevée) qui a droit, elle, à trois fourchettes. Pourtant le pied de mouton a le mérite de dégager une odeur délicieuse à la cuisson et de rester ferme, ce qui n'est pas un mince avantage. Par ailleurs, ce champignon blanc-beige, "de forme irrégulière, bosselé, charnu, de taille très variable (5-15cm)", a la bonne idée de pousser de la fin de l'été au début de l'hiver. On ne peut le confondre avec aucune autre espèce car sous son chapeau se nichent de nombreux aiguillons, serrés, de même couleur que le chapeau, et qui se détachent d'autant plus facilement que le champignon est grand et plus avancé en âge. Il faut d'ailleurs les enlever avant la cuisson s'ils se détachent bien. Sinon, c'est qu'ils sont trop petits et alors, autant les manger.
Comme tous les champignons, il réduit beaucoup à la cuisson. Jugez plutôt.
Le pied de mouton s'accommode de bien des préparations. Une fois poêlé, il peut parfumer une omelette, un rizotto, des spaghettis ou accompagner une viande blanche, des saint-jacques ou un poisson. Il est aussi agréable en tarte salée. C'est ainsi que je l'ai préparé ce soir.
Pour une tarte de 30 cm, il faut:
1 pâte feuilletée pur beurre (ou une pâte brisée maison faite avec 200g de farine, 100g de beurre et un peu d'eau)
De quoi couvrir le fond de tarte de champignons préalablement poêlés dans très peu de matière grasse car ils rendent beaucoup d'eau, salés, poivrés et additionnés d'un peu de persil ou de ciboulette. Je préfère ne pas ajouter d'herbes ou de condiments trop parfumés qui masqueraient le goût du champignon.
Pour la migaine, comme on dit paraît-il en Lorraine, pour trois gros oeufs, je mets 10cl de lait et 20cl de crème allégée. Ces proportions (1 oeuf, 10cl de produit laitier me servent de référence). Afin d'éviter que la garniture rende de l'eau et détrempe la pâte, je délaye une grosse cuilleréée à café de maïzena avec le lait, puis j'ajoute les oeufs, sel, poivre, muscade fraîchement râpée, je bats au fouet et verse sur les champignons. Un peu de fromage râpé et j'enfourne th.6. Mon four à chaleur tournante est puissant et cuit rapidement: 20 à 30mn, pour le résultat que voici:
Un bon petit dîner avec une salade.
02 décembre 2006
Premiers pas dans la blogosphère
Voici quelque temps que je songeais à faire mes premiers pas dans la blogosphère culinaire. Mon optimisme congénital et ce que j'avais cru comprendre des commentaires des pratiquant.e.s me laissait espérer que tout était facile. Las! Tout me fait problème, notamment la fabrication d'un bandeau titre un peu plus sympa, avec photos, l'alimentation des colonnes de gauche et de droite, sans oublier le souhait de ne pas avoir de message publicitaire sur mon blog.
Mais trève de soucis blogguesques! Quelques mots sur mes intentions. Même si je suis "cookbook addict", j'aime les blogs pour leur interactivité et aussi pour les commentaires qui accompagnent la description de la fabrication. A mon sens, c'est ce souci du détail qui fait la réussite ou l'échec d'un plat. Le commentaire enclenche aussi l'imagination et engage à passer à l'action. J'espère qu'il en ira ainsi de mes billets.
Gourmande impénitente mais aussi quelque peu phobique, je suis venue à la cuisine par mes dégoûts autant que par mes goûts. Cuisiner m'a permis d'éviter oignon et ail cru, vinaigrette et autre camembert (la liste exhaustive est décidément trop longue) tout en me faisant plaisir sans pénaliser celles et ceux qui partagent ma table. Etre difficile conduit à éplucher moult livres de recettes pour dénicher celles qui ont l'heur de satisfaire à ces multiples critères et à tester avant d'adopter.
Je souhaite ici échanger à propos de mes recettes éprouvées, celles de tous les jours et les plus élaborées. Je trouve par exemple précieuse la déclinaison de tout un repas dont les plats s'organisent de façon harmonieuse. J'aimerais aussi échanger sur mes expérimentations et impressions culinaires, mes réflexions sur les produits, sur l'alimentation... Tout un programme! Mais il me faut d'abord m'initier à la technique. Merci de m'envoyer quelques conseils, parmi ceux que vous jugez les plus utiles.

